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18Juil/100

Pourquoi le temps de pose n’affecte pas la lumière du flash (ou presque)

Aujourd'hui, intéressons-nous à la façon dont la lumière du flash est enregistrée par nos appareils photo. On pourra tirer parti de cette compréhension pour amener des effets intéressants.

Voici un diagramme qui représente en bleu la quantité de lumière disponible, en rouge la quantité de lumière fournie par le flash, le tout en fonction du temps (en secondes).


Flash à pleine puissance

Flash à puissance réduite

Le diagramme est valable pour les flashes cobra, portatifs, qui jouent essentiellement sur la durée de l'éclair pour moduler la quantité de lumière fournie. Les flashes de studio agissent parfois en modulant plus précisément la puissance fournie à la lampe. Le principe de brièveté de l'éclair est toujours valable, cela dit.

On peut donc voir que l'éclair du flash est extrêmement bref, et que pour un temps de pose au moins égal à la durée de l'éclair (en pratique, il existe une limite, donc je parlerai dans un prochain article), la quantité de lumière sera identique pour la partie flash. Pour changer cette quantité de lumière sur l'appareil photo, à une sensibilité donnée, on doit jouer uniquement sur le diaphragme!

Par contre la lumière ambiante, continue, provenant de l'environnement, peut être changée si l'on agit, à sensibilité et ouverture donnée, sur le temps de pose.

Cela permet donc d'envisager des effets d'équilibrage entre ce qui est éclairé par la lumière ambiante et la lumière du flash. Le cas le plus simple est celui du fill-in, technique qui consiste à utiliser le flash pour compenser un contre-jour : on expose pour l'arrière plan lumineux, et l'avant plan alors rendu sombre est éclairé par le flash.

Frère et sœur

J'ai volontairement sous-exposé l'arrière plan et réhaussé mes sujets avec un flash décentré

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